06 juillet 2018

Un formidable encouragement

A l’image d’Egan Bernal, lauréat l’an dernier, les résultats déjà obtenus au plus haut-niveau par les coureurs issus du Tour de l’Avenir 2017 montrent combien le test est probant. De quoi motiver encore davantage les candidats de la prochaine édition.

Le Tour de l’Avenir, c’est bientôt (17 au 26 août). On sait combien l’épreuve, qui trace comme l’an dernier une transversale de la Bretagne jusqu’aux Alpes, est révélatrice. Et les résultats enregistrés par les concurrents de la précédente édition (2017) résonnent comme un formidable encouragement pour les espoirs (19 à 22 ans) qui seront en lice cette année.

Pour les révélations 2017, les débuts au plus haut-niveau sont retentissants. A commencer par Egan Bernal, le Colombien lauréat de l’épreuve l’an dernier. C’est peu dire que la pépite recrutée par l’équipe Sky confirme très largement, au point d’apparaître d’ores et déjà comme l’une des grosses pointures internationales pour les années à venir. Champion de Colombie contre la montre, il s’est imposé dans la foulée dans la nouvelle épreuve par étapes de son pays, intitulée « Oro y Paz » qui lançait la saison de plusieurs équipes européennes. Surtout, Bernal s’est révélé au niveau des meilleurs mondiaux sur le Tour de Romandie (2e derrière Roglic) dont il a remporté le contre la montre, tout en confirmant avant tout ses talents de grimpeur. D’ailleurs, c’est dans ce registre qu’il complétait sa collection de succès au Tour de Californie, dont il remportait les deux étapes les plus montagneuses (Gibraltar Road et Lake Tahoe) pour devenir, à vingt-et-un ans, le plus jeune vainqueur de la plus importante épreuve américaine.

Son dauphin de l’an dernier au classement final du Tour de l’Avenir, le Belge Bjorn Lambrecht, n’a pas voulu être en reste. Il a signé pour sa part son premier succès « pro » sur une étape du Tour des Fjords, en Norvège. Voilà pour la catégorie des grimpeurs-puncheurs…

Mais ce n’est pas tout ! Le sprinteur colombien Alvaro Hodeg, révélé par sa victoire l’an dernier sur l’étape de Saint-Amand-Montrond, est prêt à intégrer le cercle des meilleurs finisseurs dans un proche avenir. Recruté par la puissante équipe Quick Step, il a commencé par signer une victoire significative dans la Hanzdame Classic, en Belgique, avant de remporter une étape du Tour de Catalogne au niveau World Tour.

Quant à son partenaire Fabio Jakobsen, le Néerlandais vainqueur d’étape l’an dernier à Bignan, il a enchaîné trois succès (Nokere, G.P. de l’Escaut, étape au Tour des Fjords) qui lui promettent de figurer bientôt parmi les protagonistes des classiques au sein de l’équipe belge dont c’est la marque de fabrique.

Enfin, le puncheur Christopher Lawless, qui avait surpris le peloton dans le final de Saumur l’an dernier, a remporté une étape de la Semaine Coppi/Bartali, épreuve du début de saison en Italie.

Bref, c’est donc la moitié des vainqueurs d’étapes sur le Tour de l’Avenir 2017 qui a inscrit un succès au moins en une demi-saison dans les équipes du World Tour, ce qui démontre le niveau déjà atteint par les meilleurs espoirs révélés par le « petit » Tour de France des moins de vingt-trois ans…

Sans oublier les progrès constants affichés par le grimpeur breton David Gaudu, lauréat de l’Avenir en 2016, et plus encore les promesses tenues de l’Espagnol Marc Soler, vainqueur 2015 qui a inscrit son nom au palmarès de Paris – Nice !


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