27 août 2017

Madouas enrichit son bagage

Le Breton de l’équipe de France termine 15e et meilleur français d’une épreuve où il s’est aguerri en montagne.

« On ne peut pas avoir chaque année un Barguil ou un Gaudu » admet de bonne grâce Pierre-Yves Châtelon, l’entraîneur national, en référence aux deux derniers vainqueurs français du Tour de l’Avenir (respectivement en 2012 et 2016). Il se doutait de toute façon que les Tricolores auraient du mal à être compétitifs au classement général, et c’est vrai que son équipe basée plutôt sur les puncheurs n’a jamais réussi à émerger. La phrase du champion de France espoirs Victor Lafay (31e au final) à l’arrivée des Saisies résume la différence de niveau que les jeunes tricolores ont pu mesurer vis-à-vis des meilleurs mondiaux et d’Egan Bernal en particulier : « On s’est fait éclater » a dit le coureur de Bourg-Ain-Cyclisme.

A la sortie, c’est finalement sans surprise Valentin Madouas, champion de France « amateur » l’an dernier, qui a le mieux supporté la concurrence avec une honorable 15e place au classement final et une expérience intéressante en montagne qui n’est pas forcément son terrain de prédilection. « Je suis à mon niveau, concède le Breton. Mais j’ai passé un cap au niveau de la puissance depuis l’an dernier. Et j’ai encore progressé en montagne, pas pour jouer le classement général, mais ça se rapproche. Et j’ai une marge de progression pour aider mes leaders » prévoit celui qui rejoint la FDJ et s’annonce comme l’un des plus prometteurs puncheur de la nouvelle génération.


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