22 août 2018

L’attaque récompensée

Qu’ils soient sprinteurs ou attaquants, les coureurs de la plaine ne voulaient pas manquer l’ultime occasion qui leur était offerte sur la plus longue étape du Tour de l’Avenir, 181,1 km entre Le Blanc (Indre) et Cérilly (Allier), sur un parcours relativement vallonné.
Les échanges ont donc encore été particulièrement vifs – plus de 47 km dans la 1e heure – avant que la bonne échappée parvienne enfin à se dégager après 70 kilomètres de course intense. Et c’est in-extremis que les attaquants ont de nouveau été récompensés – pour la troisième fois depuis le départ de Bretagne – en résistant pour les cinq plus coriaces d’entre eux au rush des sprinteurs dans les 500 derniers mètres du faux-plat montant d’arrivée.
Au final, c’est Alessandro Covi, 19 ans, stagiaire dans l’équipe des Emirats Arabes Unis (UAE), qui donne la victoire à l’équipe d’Italie, en remontant de justesse l’Irlandais Mark Downey dont le dernier coup de rein souleva la roue avant sur la ligne, alors que le Français Simon Guglielmi s’est classé 3e, confirmant le bon comportement d’ensemble des Tricolores. Les grands perdants du jour sont donc les Danois, sur-représentés dans l’échappée avec trois coureurs sur neuf, mais ce coup de force des rouleurs nordiques, vainqueurs lundi du contre la montre par équipes, ne leur aura pas permis de conclure victorieusement.
Le Français Alan Riou conserve le Maillot jaune alors que la caravane a pris la route dès le milieu de ce très chaud mercredi après-midi, direction les Alpes pour quatre étapes décisives d’ici le grand final, dimanche, à Saint-Colomban-des-Villards, sur les pentes du col du Glandon. Et pour commencer ce jeudi, en fin de journée (départ 17h) une étape ultra-courte calquée sur le modèle du dernier Tour de France, sur 35,4 km seulement entre Moûtiers et Méribel, première des quatre arrivées en altitude à venir. Désormais, c’est aux grimpeurs de jouer !

Malgré le surnombre dans l’échappée, les danois n’ont pu décrocher la victoire

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