26 août 2017

Festival Bernal

Le maillot jaune a remporté sa deuxième étape de montagne consécutive à Sainte-Foy – Tarentaise et s’achemine vers la victoire finale ce dimanche à Albiez – Montrond. Il est hors catégorie…

La question n’est plus trop de savoir si Egan Bernal va remporter, à vingt ans, le Tour de l’Avenir qui s’achève ce dimanche à Albiez-Montrond, en surplomb de la vallée de la Maurienne. Mais plutôt si le grimpeur colombien va réaliser le grand chelem sur les trois étapes alpestres ? Dominateur vendredi à Hauteluce – Les Saisies où il avait déjà pris une sérieuse option, il n’a eu qu’à contrôler les événements dans l’étape « reine » qui conduisait samedi le Tour de l’Avenir d’Albertville à Sainte-Foy Tarentaise via le Cormet de Roselend et la montée des Arcs qui auront provoqué des dégâts considérables (22 abandons !) au sein d’un peloton encore peu aguerri et dont le niveau est assez peu homogène.

En vérité, Egan Bernal, déjà pro depuis l’an dernier au sein de l’équipe italienne Androni et qui s’apprête à rejoindre l’an prochain le World Tour, probablement dans les rangs du Team Sky, est hors catégorie parmi les espoirs de moins de vingt-trois ans. Une classe au-dessus ! Le grimpeur colombien réussit un festival, et c’est avec aisance qu’il a réglé le poids plume belge Bjorg Lambrecht, lauréat de Liège – Bastogne – Liège espoirs, pour remporter sa deuxième étape de montagne consécutive. Le Belge devient du coup son dauphin au général (le Britannique James Knox a légèrement rétrogradé) alors que Niklas Eg, désormais troisième au général, peut être considéré comme la révélation, à moins que ce soit déjà une confirmation puisque le filiforme danois avait remporté la Course de la Paix chez les juniors.

L’équipe colombienne avait pourtant quelque peu explosé en vol, après avoir contrôlé diverses tentatives, notamment celle du Russe Sivakov, le grand battu de la veille (avec l’Américain Powless qui a définitivement sombré) et s’était lancé en début d’étape dans un baroud d’honneur en compagnie du Breton Florian Cam. Mais Egan Bernal n’avait besoin de personne à ses côtés pour contrôler avec facilité puis surclasser ses adversaires, y compris les Australiens en surnombre, dans la montée finale.

Chez les Français, visiblement limités, Valentin Madouas (11e) a néanmoins vécu une bonne expérience en montagne alors qu’une intoxication alimentaire a décimé l’équipe Auvergne – Rhône-Alpes (abandons de Doleatto, Rochas et Russo).


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