19 août 2017

Bing à Bignan !

Le champion des Pays-Bas espoirs, Fabio Jakobsen, s’est imposé dans le Morbihan à l’issue d’un sprint perturbé par une chute dont le Danois Asgreen, maillot jaune, s’est sorti miraculeusement.

Premier sprint massif, et gros bing à Bignan où une chute impliquant plusieurs coureurs a émaillé l’arrivée pourtant magnifique, sans danger apparent et même jugée au terme d’une montée relativement prononcée. Le Danois Kasper Asgreen, maillot jaune, en a réchappé de justesse, même s’il a franchi la ligne au ralenti, plusieurs secondes après la queue du peloton secoué par l’incident survenu à 300 mètres de la banderole. « C’est juste le vélo qui est cassé, j’ai eu beaucoup de chance » racontait le Danois qui avait évité la chute de justesse mais dont le matériel avait été happé par d’autres coureurs infortunés.

Soulagé, Kasper Asgreen l’avait échappé belle, et il sauvait donc le maillot de leader conquis vendredi en conclusion de sa longue échappée autour de Loudéac. Quant à l’étape morbihannaise de ce samedi, elle a donné lieu au premier sprint massif, remporté de haute lutte par le porteur du maillot tricolore de champion des Pays-Bas espoirs, le plantureux Fabio Jakobsen qui fêtera ses vingt-et-un ans à la fin de ce mois d’août. Un succès aux dépens du rapide colombien Hodeg et rehaussé par la concurrence du champion du monde espoirs, le Norvégien Halvorsen, peut-être erturbé par la chute et finalement troisième. « C’est la plus belle victoire de ma carrière, tous les sprinteurs espoirs rêvent d’une victoire sur le Tour de l’Avenir » appréciait le vainqueur néerlandais, Fabio Jakobsen, qui a pourtant cette saison un palmarès presque aussi épais que ses mollets imposants, avec notamment le G.P. de Francfort, des étapes au Tour de Normandie et d’Alsace, le tout couronné par son titre national dans la catégorie. Un pedigree qui devrait permettre au stagiaire de l’équipe Quick Step de rejoindre les professionnels prochainement.

Comme les Bretons de l’équipe de France Valentin Madouas (qui a cédé le maillot à pois à l’Irlandais Teggart) et Franck Bonnamour la veille autour de Loudéac, ce sont cette fois les coureurs des équipes régionales de Bretagne et Auvergne – Rhône-Alpes qui ont voulu se mettre en évidence. Le Breton Adrien Garel accompagné depuis les tout premiers hectomètres du Rhodanien Maxime Roger ont mené une échappée commune qui n’eut cependant jamais de grandes chances d’aboutir avec une avance maximale fixée autour des trois minutes et effectivement reprise dans l’avant-dernier tour du joli circuit final autour de Bignan. « Très franchement, je n’y ai jamais cru, avouait Adrien Garel, d’ailleurs aussitôt déposé par le peloton et contraint de finir devant la voiture-balai. Mais j’ai pris beaucoup de plaisir même si je finis lessivé… On a la chance de prendre le départ d’une grande course comme celle-là chez nous et j’en ai profité. » Fait quasiment inédit mais parfaitement justifié, Adrien Garel, qui n’ignore pas qu’un homonyme (Hervé Garel, en 1992, « mais il n’est pas du tout de la famille… ») a remporté le Tour de l’Avenir il y a vingt-cinq ans, a partagé le prix de la combativité avec son compagnon du jour, Maxime Roger. Comme quoi, pour le maillot jaune qui s’en est sorti miraculeusement comme pour les attaquants qui n’avaient pas trop d’illusions à se faire, il y a eu une justice.

Le Tour de l’Avenir sort de Bretagne ce dimanche par une étape en Loire – Atlantique (Missillac – Chateaubriant, 126,3 km) qui laisse une nouvelle opportunité aux sprinteurs.


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